Grande-Terre
Musée Saint John Perse
Installé dans une maison coloniale du XIXᵉ siècle, au cœur de Pointe-à-Pitre, le Musée Saint-John Perse rend hommage au poète et diplomate guadeloupéen Alexis Léger, plus connu sous le nom de Saint-John Perse, prix Nobel de littérature en 1960. Ce lieu culturel retrace le parcours exceptionnel de cet écrivain majeur du XXᵉ siècle, depuis son enfance en Guadeloupe jusqu’à son rayonnement international. Manuscrits, correspondances, photographies et objets personnels permettent de mieux comprendre son œuvre poétique, marquée par l’exil, la mémoire et l’universel. Le musée offre ainsi une immersion intimiste dans la vie d’un homme dont la pensée et l’écriture ont contribué à inscrire la Guadeloupe dans l’histoire littéraire mondiale.
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Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul
Édifiée au cœur de Pointe-à-Pitre, la Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul est l’un des monuments religieux les plus emblématiques de la Guadeloupe. Sa construction actuelle s’inscrit dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, après plusieurs destructions successives dues aux incendies et au séisme majeur de 1843. Achevée et consacrée en 1877, la cathédrale se distingue par son architecture singulière mêlant pierre, bois et structure métallique, pensée pour mieux résister aux catastrophes naturelles. Souvent associée à l’esthétique des ouvrages métalliques de son époque, elle symbolise la résilience de la ville et la place centrale de la foi dans l’histoire guadeloupéenne. Aujourd’hui encore, elle demeure un lieu de culte actif et un repère patrimonial incontournable, témoignant à la fois du passé colonial, des épreuves traversées et de la reconstruction permanente de l’île.

Musée départemental d'Art et d'Histoire (MUSARTH)
Situé à Pointe-à-Pitre, le Musée départemental d’Art et d’Histoire (MUSARTH) est installé dans une maison de maître du XIXᵉ siècle, au cœur du tissu urbain historique de la ville. Ce musée propose un parcours historique et culturel retraçant l’histoire de la Guadeloupe depuis les civilisations amérindiennes, en passant par la période coloniale, l’esclavage, l’abolition de 1848, jusqu’aux mutations de la société contemporaine. À travers des collections d’objets archéologiques, de documents anciens, d’œuvres artistiques et de supports pédagogiques, le MUSARTH offre une lecture essentielle de la construction de l’identité guadeloupéenne. C’est un lieu de transmission majeur, qui permet de comprendre les racines historiques, sociales et culturelles de l’archipel, au cœur même de Pointe-à-Pitre.

Le Museum Costumes and Traditions
Le Museum Costumes and Traditions plonge les visiteurs dans l’univers des tenues traditionnelles guadeloupéennes, des bijoux anciens et des usages sociaux hérités des siècles passés. À travers costumes, accessoires et mises en scène, ce musée raconte la vie quotidienne, les fêtes et les traditions populaires qui façonnent l’identité créole. Une immersion colorée et vivante dans le patrimoine culturel local.

Maison coloniale de Zevallos
Construite à la fin du XIXᵉ siècle, la Maison Zévallos est l’une des demeures coloniales les plus emblématiques de Guadeloupe. Assemblée à partir d’éléments métalliques préfabriqués importés de France, son architecture évoque les grandes réalisations industrielles de l’époque et est souvent associée, dans la mémoire populaire, au nom de Gustave Eiffel. Elle possède d’ailleurs une maison jumelle, arrivée dans la même cargaison, aujourd’hui transformée en musée à Musée Saint-John Perse.
La renommée de Zévallos tient aussi à sa légende tragique : la tradition orale raconte qu’une histoire d’amour interdite lia la fille du propriétaire à un esclave. Découverte, cette relation aurait provoqué une répression violente, se terminant par un massacre, laissant une empreinte durable sur le lieu. Cette demeure est selon les dires "hantée", de nombreux témoignages évoquent un phénomène troublant : la maison aurait été aperçue à plusieurs reprises comme étant en feu, notamment la nuit, mais à l’arrivée des pompiers, elle se révélait intacte, sans la moindre trace d’incendie. Entre prouesse architecturale, passé colonial et mystères inexpliqués, la Maison Zévallos captive les visiteurs et demeure l’un des sites les plus fascinants de l’île.
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Trou a man coco
La légende raconte que Man Coco, jalouse de Madame Grands-Fonds, aurait cherché à obtenir richesse et pouvoir par des moyens occultes afin de lui être supérieure. Selon la tradition orale, elle aurait conclu un pacte avec le Diable, pacte qu’elle ne respecta pas. En punition, elle fut emportée par les forces qu’elle avait invoquées et disparut dans la mer, au niveau du Trou à Man Coco, une grotte marine battue par les vagues à Anse-Bertrand. Depuis, le site porte son nom et reste associé à cette histoire, renforcée par les bruits étranges produits naturellement par la mer, interprétés comme l’écho de la légende.
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Musée Edgard Clerc
Situé au Moule, le Musée Edgar Clerc est consacré à l’archéologie amérindienne et à l’histoire précolombienne de la Guadeloupe. Il présente des vestiges datant de plus de 2 000 ans, témoignant de la présence des peuples amérindiens avant l’arrivée des Européens. Ce musée offre une lecture essentielle des origines de l’île et replace la Guadeloupe dans une histoire bien plus ancienne que la colonisation.

Musée des Beaux-Arts de Saint-François
Le Musée des Beaux-Arts de Saint-François met à l’honneur les artistes de la Caraïbe et de la Guadeloupe à travers des expositions contemporaines et patrimoniales. Situé dans un cadre côtier agréable, il contribue à la diffusion de l’art caribéen et au dialogue entre traditions et modernité. Une escale culturelle idéale pour compléter la découverte balnéaire de la commune.
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Pointe des Châteaux
La Pointe des Châteaux est associée à une histoire de fuite et de survie : lors des premiers contacts violents entre populations locales et envahisseurs, certains groupes auraient gagné cet extrême promontoire de la Grande-Terre pour se cacher et échapper aux massacres, profitant d’un lieu difficile d’accès, battu par les vents et la mer. Coincés entre l’océan et les falaises, beaucoup n’auraient eu d’autre choix que de se jeter à la mer plutôt que d’être capturés, faisant de l’endroit un symbole de résistance désespérée. La croix dressée aujourd’hui au sommet n’est pas liée à l’époque amérindienne : elle a été installée plus tard, durant la période chrétienne, comme marque spirituelle et mémorielle, à la fois pour bénir le lieu, rappeler les morts et transformer un espace de tragédie en lieu de recueillement.
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Ancienne prison d'esclaves
Située à proximité immédiate des Marches des Esclaves, l’ancienne prison des esclaves de Petit-Canal constitue un lieu de mémoire essentiel pour comprendre la réalité du système esclavagiste en Guadeloupe aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Ce bâtiment servait à enfermer temporairement les esclaves considérés comme fugitifs, insoumis ou en attente de châtiment ou de réaffectation. Sobre et austère, cette prison témoigne de la répression institutionnalisée qui accompagnait l’économie de plantation. Aujourd’hui intégrée au parcours mémoriel de Petit-Canal, sa visite permet de saisir concrètement la violence quotidienne de l’esclavage et complète la compréhension du site dans son ensemble, entre contrainte, déshumanisation et lutte silencieuse pour la survie et la liberté.
Marche aux escalves
Situées à Petit-Canal, au nord de Grande-Terre, les Marches des Esclaves constituent l’un des lieux de mémoire les plus forts de la Guadeloupe. Cet escalier monumental de 54 marches, datant du XIXᵉ siècle, relie l’ancien port au parvis de l’église, marquant le chemin imposé aux hommes, femmes et enfants réduits en esclavage après leur débarquement. Chaque marche est aujourd’hui gravée des noms des peuples africains dont ils furent arrachés – Yorubas, Congos, Ibos, Peuls, Wolofs – redonnant une identité à ceux que l’histoire a trop longtemps anonymisés. Devenu lieu commémoratif majeur après l’abolition de l’esclavage en 1848, le site est complété par le Monument de la Liberté et le buste de Louis Delgrès, inscrivant ces marches dans un parcours de transmission, de recueillement et de mémoire. La visite de ce lieu, sobre et puissant, offre une compréhension essentielle de l’histoire guadeloupéenne et invite à une profonde réflexion sur la liberté, la dignité humaine et la résilience des peuples.
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Trou a man Louis
Lieu de mémoire poignant, le Trou à Man Louis est un site historique emblématique de la résistance des esclaves marrons en Guadeloupe au XVIIIᵉ siècle. Utilisé comme cachette naturelle et refuge, ce lieu symbolise la lutte pour la liberté face au système esclavagiste. Aujourd’hui, il invite à la réflexion et au recueillement, rappelant les conditions extrêmes dans lesquelles des hommes et des femmes ont survécu pour préserver leur dignité et leur liberté.
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